• Réponse à Denis Tillinac

    Exceptionnellement ce blog série va se faire discussion politique.

    Petite explication de texte de cet article paru sur le site de valeurs actuelles que je vous invite donc à aller consulter avant de poursuivre la lecture de ce billet.

    Monsieur Tillinac vous commencez fort: pour vous la prétention à vouloir légaliser le mariage gay est une "vilenie", c'est-à-dire, selon la définition, une chose abjecte et vulgaire. Et d'utiliser l'histoire comme argument d'autorité. Car il est évident que s'en référer aux siècles et millénaires passés est source de sagesse dans tous les cas. Seulement vous jouez sur une confusion en affirmant que les sociétés n'ont jamais "nié, minoré ou escamoté" la différence fondamentale de genre, y compris dans les rites de fécondité. Vous confondez allégrement nature et culture. La nature veut qu'il y ait deux genres et la fécondation est tributaire de cette bipartition. Il serait ridicule de remettre cette vérité en question, et les homosexuels n'ont jamais prétendu vouloir faire des enfants naturellement (mais qu'ils continuent d'essayer, c'est toujours bon pour le moral).

    On passera sur le fait que parler dès le début de l'article de rites de fécondation permet insidieusement d'amener immédiatement la PMA sur le tapis dans un article concernant de prime abord le mariage. Ce mariage, Monsieur Tillinac, vous le reliez donc nécessairement à la fécondité: la différence de genre assure la "postérité" comme vous dites. Il ne s'agit pas de dire que homosexuelles et homosexuels n'existaient pas dans ces sociétés anciennes (ça toucherait à la stupidité), mais que "Aucun historien n’a repéré parmi la gent homosexuelle ou lesbienne la moindre exigence d’un statut légal de ses préférences affectives ou charnelles." Alors, prenons la société romaine, voulez-vous? Parce que c'est celle que je connais le mieux (peu en réalité) et qui a profondément forgé nos sociétés. Tout d'abord l'homosexualité (ou plutôt l'homophilie) était très répandue à Rome, même si ça ne s'enseigne pas tellement en initiation au latin en classe de 5e. (Pourtant ça ferait du bien à l'ouverture d'esprit et pourrait aider les élèves qui se découvrent homosexuels.) Pourquoi donc les Romains ne demandaient-ils pas un statut légal? Est-ce parce qu'ils avaient compris mieux que nous (victimes de la branchitude donc) que sans procréation point de salut? Non. C'est plus prosaïquement parce que l'homophilie s'exerçait entre un homme et un jeune homme nubile ou un esclave et qu'elle n'était en nul point condamnée mais au contraire valorisée. Pourquoi auraient-ils eu besoin d'un mariage puisque cette relation ne pouvait qu'être temporaire (jusqu'à la pousse de la première barbe du jeune homme) ou que les esclaves n'avaient de toute façon pas le même statut légal? (Quasiment aucune donnée sur l'homosexualité féminine à Rome car ce sont les hommes qui écrivaient, y compris l'histoire.) Établir des comparaisons et se fonder sur des sociétés anciennes aux moeurs radicalement différentes des autres pour justifier une position actuelle n'est pas chose aisée ou toujours pertinente Monsieur Tillinac. Mais si vous y tenez vraiment, comprenez que les Romains n'avaient nul besoin d'un droit au mariage entre homosexuels puisqu'ils pouvaient entretenir des relations extraconjugales avec d'autres hommes sans que cela ne pose problème à la société, et que la législation en place n'était pas dommageable pour eux (en termes de succession par exemple, puisque vous pouviez tout léguer à votre esclave amant). Maintenant, oui, c'est vrai, ils se mariaient tout de même, pour avoir une situation et une descendance. Mais rien ne les obligeait à aimer leur femme, et tout les autorisait à câliner l'esclave vivant à demeure. Mais là je commence à comprendre votre position en fait. Puisque vous tenez tellement à utiliser l'argument d'autorité historique pour défendre votre position, je vous propose la configuration familiale suivante: Paul est marié à Julie, qu'il n'aime pas. Mais qu'il traite tout de même très bien, on n'est pas des sauvages. Et en secret, Paul, de temps en temps, retrouve Marc dont il est amoureux. Mais Paul et Julie ont des enfants et sourient à l'église. Donc l'honneur, l'image et la vertu sont saufs. Parce que c'est cela finalement qui importe, n'est-ce pas? Que les homosexuels ne vous importunent pas par leur présence et leur existence.

    Ah oui, c'est cela, il faut que les homosexuels soient "normaux" dites-vous, et qu'ils rasent les murs, se fassent discrets et refusent de rejoindre la "communauté" à l'instar d'un Jean Genet. Il est d'abord bon de noter que votre souhait de n'avoir que des homosexuels "normaux" (c'est ceux qui ne se mettent pas de plumes dans le cul à la gay pride, j'ai bien compris?) est en contradiction avec votre "admiration" (disons votre dégoût moins fort) pour les homosexuels qui "se targuent de leur irrégularité". Donc il faut que ce soit des semi-normaux. Passer pour un hétérosexuel mais ne pas réclamer les mêmes droits. Ai-je bien résolu l'équation?

    Deuxièmement, c'est pas très sympa pour Genet que d'en faire un opposé au mariage pour tous. D'abord parce qu'il n'est pas là pour répondre et que faire parler les morts ce n'est bien que dans de la fiction. Ensuite parce que Jean Genet était plutôt du genre à être opposé à tout, et que votre mariage hétérosexuel chrétien bien pensant il n'en disait pas grand bien non plus. (Je pense qu'il aurait apprécié la tribune de Virginie Despentes dans Têtu, voyez-vous. Oups, je me mets moi aussi à lui prêter des intentions. Pardon. C'était juste pour qu'il se remette bien à l'endroit dans sa tombe.) Et sinon, le fait de fonder votre position à propos d'une question concernant tous les homosexuels sur l'avis d'un seul auteur gay, ou sur la position d'un groupe féministe, ne vous met pas mal à l'aise? Parce que voyez-vous, moi je ne pense pas que tous les journalistes chrétiens, tous les catholiques, tous les hommes hétérosexuels de 60 ans sont contre le mariage pour tous juste à cause de votre tribune.

    Attention, le paragraphe suivant a une belle tête de vainqueur:

    "La plupart des homos rasent les murs les jours de Gay Pride : ils refusent d’être encagés dans un ghetto qui les humilie et n’ont cure de passer devant un maire barré des trois couleurs, en une époque où l’institution du mariage civil a du plomb dans l’aile. Le mariage religieux aussi, pour d’autres raisons. Ou les mêmes s’il est vrai que l’état présent de nos moeurs résulte d’une déchristianisation au long cours. Autre débat." ... Ah. Donc: participer à la gay pride est humiliant (je note votre joli jeu de mot reposant sur l'antithèse puisque que "pride" signifie fierté). On voit déjà apparaître le mot "ghetto" qui annonce le sublime point Godwin de la fin du texte. Et au nom des homosexuels qui ne veulent donc pas se marier, inutile de voter la loi. Je vous ai parlé de mes amis Laurie et Régis, ainsi que de Aline et Joseph qui ne veulent pas se marier mais font leur vie ensemble? Parce que je voudrais savoir si, du coup, je dois dire à Marine et Florian qu'ils doivent annuler leur mariage en août prochain pour cette raison. Mais je dois vous avouer, Monsieur Tillinac, que ce qui me gêne le plus ce sont ces quatre petits mots placés, en loucedé comme diraient mes élèves: "pour d'autres raisons" à propos du refus du mariage religieux. Alors peut-être est-ce ma profession qui me fait trop verser dans l'herméneutique, mais je vais vous dire ce que j'ai compris: "les homosexuels refusent de se marier à l'église non pas pour ce que cela représente (car alors ce serait pour les mêmes raisons qu'ils refusent le mariage civil) mais parce qu'ils savent qu'ils sont impurs et vivent dans le péché." Ce n'est pas ce que vous vouliez dire? Toutes mes excuses alors. Mais avouez que le reste de l'article prête à confusion. Surtout quand la phrase suivante porte sur la déchristianisation. Le cerveau crée insidieusement des liens, voyez-vous.

    La suite de votre article est beaucoup moins drôle à commenter. Enfin, je veux dire que je vais avoir du mal à être plus drôle que vous. Alors d'abord va falloir m'expliquer le rapport avec la débâcle ("le symptôme d’un désordre mental et moral sans précédent repérable depuis la débâcle de juin 1940"), parce que là j'avoue, je sèche. Enfin si, ce qui me vient à l'esprit c'est que vous comparez les pro-mariage pour tous aux nazis, face à qui la France (la France bien, celle des gens aux bonnes valeurs) a cédé. Mais vous n'oseriez pas, si?

    "Le mot décadence s’impose pour définir cette idéologie du nivellement par la primauté de l’ego qui refuse d’encadrer les pulsions, d’ordonner les sentiments, de hiérarchiser les aspirations et de situer les marges en référence à une norme." Alors là je suis un peu gênée. Donc le problème c'est la primauté de l'ego? Donc on ne se marie pas pour soi personnellement, c'est ça? Ah non, c'est vrai, on se marie pour la postérité et la société. J'avais oublié. Pour ce qui est des sentiments qui s'ordonnent je peux comprendre dans une certaine mesure. Je veux dire que moi aussi j'aime plus ma mère que mon chien, et plus mes amis que mes voisins. Mais je suppose que vous voulez dire qu'aimer un être de sexe différent vaut plus qu'aimer quelqu'un du même sexe. Quant aux pulsions, bah oui, c'est vrai, ça s'encadre. Ça fait des miracles pour les prêtres. (Oui, c'était un coup bas. En même temps j'ai bien le droit, moi aussi, à un de temps en temps non?) Seulement, éclairez-moi sur quelque chose: au début vous étiez tout pro-nature, genre la fécondité c'est la réponse et tout. Mais les pulsions et les sentiments c'est naturel ou pas? Je ne reviens pas sur ce rappel à la norme, à nouveau. Mais puisque vous semblez si prompt à faire référence aux sociétés des siècles passés, je vous rappelle qu'à chaque époque sa norme et qu'à Rome on fait comme les Romains.

    "Le rap et Mozart, le tag et Vermeer, le graffiti et Proust, le prochain et le semblable, le couple et la paire, l’hétéro, l’homo, le bi, le trans : du pareil au même. Sinon on “discrimine”." Mettre sur le même plan la musique, l'art, la littérature et les êtres humains. Quelle classe.

    On arrive enfin à ce qui a motivé le choix de votre titre: on est pour le mariage pour être branché. Oh merci! Je suis si contente que vous me disiez que je suis à la mode! C'est vrai que l'égalité c'est branché. Les militants qui suivaient Martin Luther King étaient très in eux aussi. (Je suis désolée, j'ai du mal à répondre sérieusement à cette partie de votre tribune, faut dire que vous ne me facilitez pas la tâche aussi.)

    Enfin, la phrase en gras qui annonce ce joli point Godwin: "Rien de plus misérable que l’argument de l’air du temps. Dans l’Allemagne des années 1930, il incitait les masses à persécuter les juifs. Devait-on s’y soumettre ?" Et dans la France de 2012 l'air du temps, vicié par Civitas et leurs émules, incite à persécuter les homosexuels qui devraient vivre cachés pour ne pas vous offenser. Voyez, l'argument de l'air du temps peut être utilisé dans les deux sens Monsieur.

    Voilà, Monsieur, ce que j'avais à vous répondre. Pour mes amies catholiques pratiquantes et mes amis homosexuels, je ne pouvais pas rester silencieuse. Car vous les avez offensés, les unes comme les autres.

    Et au cas où cela contenterait vos valeurs putrides et hypocrites, sachez que je suis hétérosexuelle, fille d'un papa et d'une maman, mariés religieusement. Mais ils m'ont élevée dans la tolérance, le respect et l'amour. Des valeurs dont se réclame votre Église mais que parfois j'ai l'impression d'incarner mieux que vous. Alors que je suis athée.

     

    Si vous êtes catholique et en désaccord avec Monsieur Tillinac, sachez que vous pouvez signer cette pétition: http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N31600

     

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  • Commentaires

    1
    Arakasi
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 13:25

    Merci pour cette réponse à la "vilenie" qu'est le texte de ce Monsieur Tillinac. Ca ne sert pas à grand chose, mais ça soulage. C'est en tout cas bien argumenté et joliment écrit, tout en étant drôle et "bien envoyé", donc bravo !
    Ps: Rien de bien grave, mais petite coquille vers la fin du second paragraphe : "puisque vous pouviez tout légu(é) à votre esclave amant"

    2
    amdsrs Profil de amdsrs
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 13:43

    Faute corrigée!

    Merci pour le commentaire et c'est vrai que "ça va servir à rien mais au moins ça me soulagera" est ce que j'avais en tête en écrivant :)

    3
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 16:06

    Globalement, j'ai envie de dire : +1.

    J'ajouterai cependant un autre point, en réaction à cette partie : ""Le rap et Mozart, le tag et Vermeer, le graffiti et Proust, le prochain et le semblable, le couple et la paire, l’hétéro, l’homo, le bi, le trans : du pareil au même. Sinon on “discrimine”." Mettre sur le même plan la musique, l'art, la littérature et les êtres humains. Quelle classe.", car franchement, ça dépasse la question du mélange des genres.
    Tillinac fait ici appel à la fameuse défense de la "pensée unique", prétendant que si on ne trouve pas que le rap et Mozart c'est la même chose, on est accusé de discrimination. Sauf qu'il fait ici un amalgame entre penser que deux choses sont différentes, et penser que deux choses ne sont pas égales. Pour rester sur le premier de ses exemples, musical : il est évidemment absurde de prétendre que le rap et Mozart sont "du pareil au même". Mais reconnaître que ces musiques sont différentes n'est pas discriminant ou quoi que ce soit ; ce qui l'est, c'est de prétendre qu'il existe une hiérarchie, une relation d'infériorité. Evidemment qu'écouter du rap et écouter du Mozart n'est pas interchangeable, par contre, l'un n'est pas inférieur à l'autre, ou meilleur que l'autre ; alors quand on reprend la comparaison entre l'homo et l'hétéro, c'est la même chose. Tillinac dit dans son texte que ce n'est pas "du pareil au même", mais ce qu'il induit, c'est qu'en réalité, ça ne se vaut pas. Or c'est justement ça, la question : homos et hétéros ne sont pas strictement semblables (newsflash : les uns sont homos, les autres hétéros), mais cela ne rend pas un groupe inférieur à l'autre, ne signifie pas qu'un groupe a moins de droits ou de dignité que l'autre. On peut préférer Mozart au rap, mais il n'est pas acceptable que notre société prétende que quelqu'un qui aime le rap a moins de droits que celui qui aime Mozart. C'EST CA, LA DISCRIMINATION, Monsieur Tillinac.

    4
    amdsrs Profil de amdsrs
    Vendredi 11 Janvier 2013 à 23:21

    > Ladyteruki: +1

    5
    Pierre Maréchaux
    Mardi 22 Janvier 2013 à 09:46

    Chère Amandine, je suis fier d'être votre directeur de thèse à l'Université de Nantes. Que de confusion  dans la pensée de ce Monsieur Tillinac, qui a tout d'un esprit faux. Je ne reviendrai pas sur ce que vous écrivez à propos de l'amour à Rome :  c'est parfaitement juste et fort bien argumenté. Ce qui m'a frappé au fil du texte que vous "décapez", c'est cette affirmation  : un homme peut encadrer ses pulsions et la civilisation (digne de ce nom... quelle vieille lune! cela me fait penser à une affiche électorale  de Le Pen: relevons notre France... sauvons la civilisation, c'est du pareil au même ) commence avec cette rection de la chair (la suite dans Foucault). Vraiment cet homme croit-il qu'il est si facile de discipliner sa sexualité, c'est-à-dire sa nature, une nature parfois mâtinée de culture, je vous l'accorde ? On en revient toujours à la question du choix (dans la bouche de certains moralistes chrétiens comme ceux de l'Opus Dei - j'étais élève à Stanislas , je les connais bien ): "faites le bon choix (i-e. fuyez votre pente à ce que nosu décrétons turpitude  ) et vous serez guéri!" Réfléchit-on aux conséquences néfastes de ces conseils de pseudo-bien portants légiférant du hauit de leur "normalité" sur les pathologies des autres: "je suis en bonne santé et je vous décrète malade ; votre maladie est psycho-somatique, de fait je vous enjoins de guérir et vous le pouvez car la guérison est affaire de volonté"... Mais enfin volonté de qui? de quoi? pour satisfaire qui? Pour complaire à ce vieil intolérant de la manifestation du Champ de Mars qui brandissait un écriteau portant  "La sodomie, oui, mais pour papa et maman!". Qu'ai-je à faire moi avec ces gens-là? Ont-ils mon parcours? ma vie intellectuelle, affective? Ils me demandent d'être comme eux... Mais en quoi sont-ils exemplaires?  Ils veulent que je discipline mon corps? mais pour qui? Au nom de la spiritualité (mais je suis spirituel, qu'en savent-ils)...  parce cela fait "tache" (mais enfin je ne m'exhibe pas, je reste dans les limites de leur urbanité, de leur civilisation). Souvenez-vous, Spinoza et cette scolie de l'Ethique: "on ne sait pas ce que peut un corps"...


    Et puis me hante cette critique de la pensée unique, des "conflations" du Moderne. On en crève de cela! Bien sûr, Mozart n'est pas le rap, Proust n'est pas Musso, il y a sans doute une hiérarchie dans la difficulté, dans le talent, dans le sublime : l'art de la fugue témoigne d'une exigence contrapuntique bien plus grande que les chansons de Booba où il n'y a pas de polyphonie; mais il y a des gens qui écoutent Booba et je ne serai jamais leur censeur; tout au plus, moi qui travaille  au clavecin les fugues de Bach je me dirai que Booba n'est pas ma musique, ne s'inscrit pas dans mes gênes car je n'éprouve rien en l'écoutant comme mon voisin rappeur est du reste insensible à la Sonate de Liszt quand je la joue... question de culture, de génération ...  Mais cela ne nous empêche pas de prendre un café, de discuter et d'aimer être ensemble...   Mais je m'égare. On trouve dans ce texte tellement de suffisance que l'on songe aux Voyages de Gulliver de Swift où l'homme  est vu comme une misérable vermine par sa prétention même à légiférer au nom les autres...  


    Cela dit, je vous redis le plasir que j'ai à vous lire... Il faut communiquer à ce Monsieur votre texte. Il ne sera pas convaincu car il est enfermé...  Mais reconnaissez qu'en matière d'Histoire il n'a pas de leçon à vous donner... Qu'il reformule sa pensée sans exigence et fourmillante de clichés ! vous l'avez déjà beaucoup aidé...


     

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