• Première partie de ce relevé non commenté des tics narratifs de Steven Moffat dans Doctor Who. (Il vaut mieux être à jour dans la diffusion pour ne pas être spoilé.)

     

    LES JEUX LINGUISTIQUES

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  • Un parcours sans spoilers et l'occasion pour les curieux de découvrir la série à travers des épisodes indépendants qui font peuuuur...

     

    1) Installez-vous confortablement, éteignez toutes les lumières et commencez par une histoire classique de poltergeist, avec en supplément une couche d'émotions. Home (1x9) permet de faire connaissance avec les frères Winchester ou de reprendre contact, pour ceux qui les auraient un peu perdus de vue. 

    Passez Halloween avec les frères Winchester

    Ça va, ça fait pas trop peur pour l'instant.

    *

    Passez Halloween avec les frères Winchester

    2) Premier arrêt: un ancien hôpital psychiatrique hanté, histoire de vous frotter à quelques fantômes de patients fous avec Asylum (1x10). Des adolescents, des murs en carrelage, des vestiges des traitements aux électrochocs, mais attention de ne pas trébucher sur un scalpel, il fait sombre.

     

     

     

    Règle n°1 de notre périple: "si on te dit de partir, entre."

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    3) Ressourcez-vous à la campagne avec The Benders (1x15) où vous découvrirez que dans Supernatural, les plus effrayants ce ne sont pas forcément les fantômes. Vous pouvez en profiter pour faire une petite halte au Pays de Galles avec Countrycide (1x6) de Torchwood. Joli diptyque.

    Passez Halloween avec les frères Winchester

     Et non, le plus effrayant ce n'est pas non plus la déco.

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    Passez Halloween avec les frères Winchester4) Besoin d'un petit peu de réconfort après ces rednecks terrifiants? Il est temps de reprendre la route et d'aider la magnifique Tricia Helfer en détresse qui vous réchauffera le coeur dans Roadkill (2x16). (Prévoyez quelques mouchoirs pour essuyer vos larmes.)

     

     

     

     Sans la robe rouge et la blondeur, elle est encore mieux.

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    Passez Halloween avec les frères Winchester

    5) Après cet intermède féminin, poursuivez-donc votre route jusqu'à la petite ville de Cicero, Indiana où, on vous l'assure, The Kids are Alright (3x2). Attention tout de même à ne pas trop vous y fier, ils ont des comportements inhabituels et feront vite monter votre rythme cardiaque.

     

     

     

     Cette enfant va bien. Je n'ai jamais promis qu'il en serait de même en ce qui vous concerne.

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    6) Ça y est, la nuit est bien avancée et vous commencez à devenir paranoïaque sur votre canapé? Comme ça?

    Passez Halloween avec les frères Winchester

    Reprenez donc votre souffle avec la scène d'ouverture de Yellow Fever (4x6). On ne vous promettra pas que toute l'aventure ait la même légèreté.

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    7) Encore éveillés? Il vous en faut plus? Rejoignez donc la famille Carter dans sa nouvelle maison! Vous devrez affronter certains Family Remains (4x11) et l'angoisse ne sera pas que surnaturelle. Attention, la dernière scène risque de vous achever.

    Passez Halloween avec les frères Winchester

    Voir règle n°1.

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    8) Il est temps de terminer cette excursion en Impala par une pause bien méritée au Plucky Pennywhistle's Magical Menagerie (7x14). Vous verrez, on y est bien: il y a même des clowns!

    Passez Halloween avec les frères Winchester

     Quoi? Vous n'aimez pas les clowns?

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    Alors, il était comment cet Halloween avec Sam et Dean?

     

     

     


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  • ... on trouve:

     

    Sur mon étagère... de CDs 

    - Mutatis Mutandis de Juliette: son meilleur album en ce qui me concerne. J'aime les chansons à texte mais je préfère encore plus quand il y a de la bonne musique. Ici, s'enchaînent des petits chefs d'oeuvres, de la légende de Circé à une réécriture des soeurs Papin, d'une lettre de poilu (en duo avec Guillaume Depardieu) aux aventures d'héroic-fantasy. Un album varié aux arrangements au poil. (À écouter aussi, sur l'album Bijoux et babioles, ma chanson préférée de Juliette: "La petite messe solennelle"...)

     

     

     

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    Sur mon étagère... de CDs

    - un best-of de Jacquel Brel: s'il faut absolument que le monde se divise en deux camps (Stones ou Beatles, Mac ou PC), je ne serai pas du camp de Brassens mais de celui de Brel. Alors certes, ses chansons sont plus sirupeuses et moins "prof de français tendance lettres classiques" que celles du monsieur à la moustache, mais il y a chez Brel une émotion qui me tord souvent le ventre. Il n'y a qu'à écouter "Ces gens-là" et le déchaînement à l'arrivée de Frida, ou bien "La chanson des vieux amants", ou encore "À mon dernier repas", ou "La Quête". Finalement, à retourner dans le temps, c'est lui que j'aurais voulu voir sur scène.

     

     

     

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    Sur mon étagère... de CDs

    - American III de Johnny Cash: pourquoi cet album de Cash plutôt qu'un autre? Parce que c'est mon papa qui me l'a offert peut-être. Il n'y a pas vraiment de raison en fait, c'est juste l'album que je connais le mieux et celui qui m'accompagne. Le riff de "Solitary Man" me fait planer, et si chaque chanson a une couleur unique, le tout forme un ensemble cohérent. Johnny Cash, c'est comme Bob Dylan, je ne cherche jamais à écouter une chanson en particulier, je veux juste retrouver leur voix et leur univers.

     

     

     

     

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    Sur mon étagère... de CDs

    - Palais des Congrès 1993 de Serge Reggiani: le Reggiani du milieu des années 90 qui a la voix déjà fendue par l'âge mais qui chante encore juste et avec puissance est celui que je préfère. Je connais cet album par coeur et ai pourtant toujours la poitrine qui se serre quand j'entends "Il suffirait de presque rien", la boule dans la gorge quand il hurle "Il faut vivre", le coeur qui chavire quand il chante tendrement "Ma fille".

     

     

     

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    - I am a bird now de Antony and the Johnsons: sa voix me transporte et ces chansons touchent au sublime. Avec modération mais impératif sur l'étagère.

     

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    Sur mon étagère... de CDs

     

    - Les albums rouge et bleu des Beatles: ai-je vraiment besoin de commenter?

     

     

     

     

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    Sur mon étagère... de CDs- Once More With Feeling et Doctor Horrible's sing-along blog de Joss Whedon (en gros): la vertu des comédies musicales made in Whedon, c'est que les chansons sont réécoutables à l'infini et ne sont pas que des accessoires pour l'image. Le genre de CD que je mets à fond et sur lequel je chante sans vergogne. Mes chansons préférées: "Walk through the fire" et "My eyes". À noter que le commentaire musical de Doctor Horrible est lui aussi très bon. Must be bunnies. (Pardon.)

     

     

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    Sur mon étagère... de CDs

    - Sigh no more et Babel de Mumford and Sons: cela fait deux ans que je les écoute sans jamais me lasser. Chez moi, qui passe assez vite d'une obsession à l'autre, c'est un signe qui ne trompe pas! "Dustbowl Dance" est ma préférée (en un sens on y retrouve cette envolée de "Ces gens-là") mais il n'y en a aucune que je n'adore pas. Merci Lone Star pour la découverte. (s'écoute très fort)

     

     

     

    Oui, je sais, je n'ai pas des goûts très "cool"...

     


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  • ... on trouve:

     

    Sur mon étagère...

    - Moab is my Washpot de Stephen Fry: une autobiographie magnifique à l'image de son auteur, tour à tour drôle, émouvante, critique, caustique et pleine d'humanité. L'esprit à l'état pur, option tendresse. (non traduit)

     

     

     

     

     

    Sur mon étagère...

    - L'Enfant Éternel de Philippe Forest: autofiction (presque tout est vrai, sauf les noms) où l'auteur raconte la maladie et le décès de sa petite fille de quatre ans. À l'encontre des livres "remonteurs de moral" sur le sujet, qui vous enjoignent de profiter de la vie malgré tout. Pour Forest, l'indécence c'est le refus d'accueillir la douleur. Une des plus belles proses contemporaines et une réflexion poignante sur la mort. (Du même auteur, et à lire dans cet ordre: Tous les enfants sauf un, Toute la nuit, Le Chat de Schrödinger.)

     

     

     

    Sur mon étagère...

     

    - Le Choeur des Femmes de Martin Winckler: roman éthique qui vous fera réévaluer les professionnels de santé qui vous entourent. De beaux moments d'écriture, un livre qui se dévore, et une vision de l'humain qui inspire. (Également: En souvenir d'André et La Maladie de Sachs.)

     

     

     

     

    Sur mon étagère...

     

    - La Horde du Contrevent d'Alain Damasio: roman merveilleux quasiment indescriptible. (Et probablement intraduisible.) Une horde faite d'êtres de différentes natures part, à pied, à la recherche de la source du vent. Chaque personnage a son propre idiolecte que l'écriture retranscrit de manière hallucinante. Même pour les non amateurs du genre (comme moi), c'est une expérience de lecture unique.

     

     

     

    Sur mon étagère...

     

    - Moulins à Paroles d'Alan Bennett: de très courts textes où se racontent des personnages décalés. C'est absurde et tragique à la fois. De l'orfèvrerie. (Du même auteur: La mise à nu des époux Randsome et La reine des lectrices.)

     

     

     

     

     

    Sur mon étagère...- Le Chant des Sirènes de Val McDermid: le premier opus d'une série policière mettant en scène le policier Carol Jordan et le psychologue Tony Hill à la poursuite de serial killer. La construction des romans fait souvent alterner chapitre écrit du point de vue du meurtrier et chapitre suivant l'enquête. Haletant et attachant (même si gore et dernier opus un peu décevant). Une très bonne série télé en a été adaptée: The Wire in the Blood.  (À lire ensuite dans cet ordre: La Fureur dans le sang, La Dernière Tentation, La Souffrance des Autres (mon préféré), Sous les mains sanglantes, Fièvre. Deux autres sont parus, dont un ce mois-ci que je n'ai pas encore lu, mais qui n'ont pas été traduits.)

     

     

    Sur mon étagère...

     

    - Albucius de Pascal Quignard: roman-essai érudit mais qui m'envoûte. Sous prétexte d'écrire la biographie du rhéteur du premier siècle avant Jésus-Christ Albucius Silus, Quignard disserte sur la parole et le temps. Si vous avez aimé, je vous conseille aussi la série "Dernier Royaume" et notamment le premier, Les Ombres Errantes, ainsi que La Barque Silencieuse.

     


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  • Retour éclair sur quelques nouveautés de la rentrée dont j'ai vu plus que le pilot. (Donc pas Dads.)

     

    BACK IN THE GAME

    Oui, j'ai beaucoup aimé. C'est même ma petite chouchoute de la rentrée.

    Terry, mère fraîchement divorcée de Danny (10 ans, meilleur enfant de l'année) doit retourner vivre chez son père (délicieusement odieux James Caan). À l'université, Terry était championne de baseball, durement entraînée par son fan de père. Quand le petit Danny se voit exclu de l'équipe de baseball de son école parce qu'il est trop mauvais, elle décide de former une équipe parallèle qui accueille tous les losers.

    Et alors? T'as bien aimé? (comédies)

    J'aime les comédies working class et j'aime les comédies tendrement méchantes. Le père/grand-père interprété par James Caan n'a rien d'un papi gâteau: c'est plutôt bière et blagues salaces et racistes. Mais comme tous les autres personnages, il est attachant. Notamment parce qu'il ne s'excuse pas. Des bons sentiments mais pas de morale dégoulinante, un petit quelque chose de Malcolm dans cette série en fait. Back in the game, c'est la série que j'aurais cru écrite par Greg Garcia.

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    THE MILLERS

    La nouvelle série de Greg Garcia, la voilà. Et non, je n'ai pas aimé. C'est poussif et pas très drôle.

    Margo Martindale et Beau Bridges, en désespoir de rôles à leur mesure, jouent un couple marié tendance "elle est chiante - il est limité". Ils ont deux enfants, Will Arnett qui n'arrive pas à sauver le tout, et une fille dont on se fout, mariée à un type transparent sauf quand il parle pour être pas drôle. Ils ont une fille qui a également hérité des gènes de la transparence de son père.

    Et alors? T'as bien aimé? (comédies)

    Le seul bon moment c'est la scène de séparation des parents dans le pilot. L'épisode centré sur l'incapacité du père à s'occuper de lui est presque dérangeant. Et comme l'humour plat ne relève pas le niveau... Greg Garcia, ça sera sans moi.

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    MOM

    Je n'ai pas aimé le pilot. Comme à peu près tout le monde je crois. Et puis, un homme de bon conseil (Nicolas Robert pour ne pas le nommer) m'a convaincue de continuer en m'assurant que la suite était bien meilleure. Grand bien m'en a pris

    Anna Faris est une jeune mère célibataire de deux enfants, une adolescente et un petit garçon. Elle est serveuse, galère beaucoup, et surtout elle est récemment sobre. Car Anna Faris a suivi la voie montrée par sa mère, la grande et magnifique et odieuse Allison Janney, qui a enfin trouvé un rôle, si ce n'est à sa mesure (elle mérite un premier rôle dans un drama de prestige) au moins dont elle n'a pas à rougir.

    Et alors? T'as bien aimé? (comédies)

    Mom c'est une sitcom à l'ancienne, avec de vrais rires de public, mais un plus osée que ce à quoi je m'attendais. Je ne suis pas encore accro, mais ça pourrait venir.

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    TROPHY WIFE

    J'aurais voulu aimer. Vraiment. Parce que Bradley Whitford. Mais en fait, je suis inquiète...

    Malin Akerman, toute en blondeur, en jambes et en décolleté, tombe amoureuse et épouse Bradley Whitford, tout en épaisseur et en années encaissées. Bradley Whitford a deux ex-femmes: une hippie dont on se fout et avec qui il a adopté un gamin atroce qui te fait appuyer sur le bouton avance rapide de ton lecteur, et Marcia Gay Harden, terrifiante, avec qui il a eu deux enfants: un ado geek avec des dents en avant et une gentille ado qui veut porter des shorts courts. Chaque épisode pour l'instant a pour intrigue centrale Malin Akerman qui veut jouer un rôle dans la famille (et ne plus être simplement une trophy wife), fait des grosses bourdes, et est gentiment remise à sa place. Ça pue.

    Et alors? T'as bien aimé? (comédies)

    C'est un peu embêtant pour Bradley Whitford, partisan d'Obama et clairement positionné à gauche, de se retrouver dans une série aussi conservatrice! Je vais donner encore sa chance aux deux-trois prochains épisodes (parce que je suis faible face au fantôme de Josh Lyman) pour voir si Malin Akerman cesse d'être l'outsider cool qui se fait taper sur les doigts à chaque fin d'épisode. Juste le temps que la série soit annulée en fait.

     


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