• Les meilleurs ennemis - partie 1: ceux qui font peur...

    ... et qu'on déteste avec nos tripes. Même pas une once de sympathie de ma part pour ces personnages. Même s'ils sont généralement brillamment écrits et que sans eux la série serait bien fade.

    (Même principe que le dernier billet: du léger, du best-of, du presque pas de texte, c'est les vacances. Et si vous voulez du très bon qui vous chatouille agréablement les méninges ces temps-ci, je vous conseille fortement les billets de Sullivan Le Postec sur X-Files. Moi, j'ai pas le courage de faire aussi pointu par 30°C...)

     

    1) Shane, The Shield

     

    Les meilleurs ennemis - partie 1: ceux qui font peur...

    Si Shane est fondamentalement nécessaire à la dramaturgie de la série, il n'en reste pas moins le personnage que je n'ai jamais aucun plaisir à suivre parce que la crainte et le dégoût l'emportent. Et ça ne va pas en s'arrangeant au fil des saisons... Il faut dire que le personnage est servi et que ses écarts de conduite et sa morale douteuse pourraient parfois faire passer Vic lui-même pour un gentil garçon. Shane est un vrai méchant. Un méchant qui souffre, a des problèmes, se débat, mais un vrai méchant quand même, parce que dans le fond assez banal. En plus son strabysme fait peur.

     ***************************************************

    2) Vern Schillinger, Oz
     

    Les meilleurs ennemis - partie 1: ceux qui font peur...

    Le pire méchant de l'histoire des méchants? Sans même le rencontrer, sa carte de visite n'inspire pas vraiment la sympathie: White Supremacist en chef, emprisonné pour coups et blessures mais coupable de tellement pire. (Couper les mains des enfants c'est mal.) Schillinger c'est à la fois le déchaînement de violence et la manipulation froide. Ce qu'il y a de pire chez ce personnage, c'est la certitude que l'on a qu'il n'est pas fou. Pas sûr que la télévision n'ait jamais accordé une si grande place à l'écran à un tel sadique, pas sûr qu'elle recommencera de sitôt.

    Autant je ne peux toujours pas voir Walton Goggins quelque part sans penser à Shane, autant J.K. Simmons m'impressionne par sa capacité à me faire totalement oublier Schillinger. Si bien que je tressaute sur mon siège dès qu'il apparaît, en tant que père de Juno, que futur chômeur dans In the air ou chez les frères Coen. Et couiner "c'est Schillinger!" avec ravissement, avec le recul, c'est tout de même un peu dérangeant...

     

     ***************************************************

     

    3) Adebisi, Oz

    Les meilleurs ennemis - partie 1: ceux qui font peur...

    Là, pas de circonvolutions: ce personnage est fou. On touche avec Adebisi à la bestialité la plus violente, presque comme une preuve que non, tous les êtres humains ne sont pas des hommes. Et il faut avoir les principes humanistes sacrément bien chevillés au corps pour ne pas souhaiter à ce personnage une mort cruelle. Celui-là, il me fait tellement peur et me révulse tellement, que j'aurais souhaité qu'il n'existe pas, au risque d'affaiblir la série. C'est dire.

     ***************************************************

    4) Caleb, Buffy the vampire slayer

    Les meilleurs ennemis - partie 1: ceux qui font peur...

     

    Peut-être le seul méchant de Joss Whedon qui n'ait aucune qualité appréciable. Son cynisme est plus dérangeant que drôle, son fanatisme est tellement tordu qu'il en est terrifiant, il est badass mais trop profondément méchant pour être cool. C'est un formidable vilain en tant que tel mais surtout pour la série: que Buffy s'achève avec la castration d'un misogyne intimement persuadé d'incarner le Bien, ça c'est sacrément cool!

     ***************************************************

    5) Justin, Carnivàle

    Les meilleurs ennemis - partie 1: ceux qui font peur...

    Encore un homme d'église dans cette liste de méchants. L'écriture aux petits oignons et l'interprétation de Clancy Brown sont tellement fines que Justin-l-homme devient plus terrifiant que Justin-l'Antéchrist. 

     ***************************************************

    6) Roman Nevikov, Life

    Les meilleurs ennemis - partie 1: ceux qui font peur...

    En Francis Walcott dans DeadwoodGarret Dillahunt était déjà bien impressionnant, mais comme je préfère Life au western, c'est en Roman qu'il me dérange le plus. Grâce à son interprétation, le personnage de Roman s'élève au-dessus de la caricature du mafieux russe à la santé mentale précaire. Et comme Garret Dillahunt est un acteur talentueux, on oublie totalement les penchants sadiques de Roman Nevikov lorsqu'on regarde Raising Hope ! (À coté c'est Sarah Shahi, c'est juste pour le plaisir.)

     

     

     

     

    « "Parce que c'était lui, parce que c'était moi."Les meilleurs ennemis - partie 2: ceux qui nous font oublier la morale »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :