• En ce dimanche de veille de rentrée séries, petit tour des lieux où vous pourrez retrouver ceux qui doivent leur carrière à Joss Whedon.

     

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  • Petit billet court dans une rentrée surchargée. Pas vraiment le temps d'écrire pour le blog, mais ça tombe bien car je n'ai pas vraiment le temps de regarder des séries non plus...

    Des personnes avec un peu d'intérêt

    Cet été, sur cette grande terrasse qu'est twitter, j'ai entendu parler de Person of Interest. Le titre ne m'était pas étranger mais je n'avais jamais vraiment eu envie d'aller chercher plus loin. Il faut dire que je nourris des préjugés (presque) inexpliqués contre JJ Abrahams sur lesquels il faudra que je me penche un jour.

    Et puis, soudain, j'ai entendu qu'Amy Acker allait rejoindre le cast à la rentrée. Des personnes avec un peu d'intérêt

    Mon amour pour l'interprète de Fred et de Whiskey (seule doll qui ne déçoit jamais dans Dollhouse) n'est pas un secret et il est la raison pour laquelle je me suis jetée sur imdb pour savoir de quoi retournait exactement cette série. Après quelques conseils avisés de sériephiles, j'ai lancé le pilot.

     

    Verdict? Person of Interest ne révolutionnera jamais la télévision. Son propos, bien qu'apparemment ultra moderne, est en fait ultra classique: un ex-agent secret en déroute psychologique se fait recruter par un informaticien de génie qui a créé un programme de surveillance permettant de prédire qu'une personne est en danger. L'ex-agent secret peut alors gagner sa rédemption en aidant des anonymes à reprendre le cours de leur vie banale, alors que lui vole de mission en mission, l'oreillette vissée au tympan et le flingue chargé, pour oublier une histoire d'amour tragique.

    Décrite ainsi, la série ne donne pas envie, j'en ai bien conscience. Pourtant ce n'est pas du tout une critique à charge que je souhaite faire ici! Person of Interest a en fait les qualités de ses défauts. C'est un drama policier de network efficace, sans chichi, bien construit et à la progression solide.

    Du côté des personnages, nous avons en premier lieu John Reese, aka Jésus dans La Passion du Christ.

    Des personnes avec un peu d'intérêt

     

    Des personnes avec un peu d'intérêt

    Le morceau de steak saignant a enfilé un costume. 
    Ça lui va mieux que la croix.

     

    Mister Reese, comme il est très souvent appelé, porte un costume et a un panel d'expressions assez limitées. Lorsqu'il est heureux (c'est pas souvent), il fait un petit sourire. Dans tous les autres cas, Mister Reese est sombre. Et sérieux. Mais ça, c'est parce que c'est un professionnel torturé. (À noter que face à Amy Acker, son jeu s'améliore. Amy Acker est formidable.)

    John Reese c'est le bonheur du personnage peu complexe des années 90: on prend du plaisir à le regarder se battre et on est à peu près certain de sa victoire sur le reste du monde parce que c'est un héros. Il n'y a pas vraiment d'identification possible, juste une connexion un peu superficielle, de celle que l'on a avec les héros de film d'action. Mais parfois, c'est tout ce dont on a besoin. (Parce que Nate Fisher, Tobias Beecher et McNulty c'est magnifique, mais parfois on veut regarder la télé sans pleurer.)

    Ce qui me fait penser que les scénaristes sont loin d'être des imbéciles (le frère de Christopher Nolan est aux manettes), c'est qu'ils ont vite compris qu'il était inutile d'insister trop sur les méandres psychologiques de John Reese. Rapidement, son implication dans la série passe du thème de la rédemption à ce pour quoi il est vraiment bon: les intrigues d'espions et de trahison avec bastons à la clé. Et ça, ça fonctionne très bien! Du coup, on peut se concentrer sur son acolyte, le boss:

     

    Des personnes avec un peu d'intérêt

    Il paraît qu'il est connu. N'ayant jamais regardé Lost, il n'était personne pour moi avant Person Of Interest. Maintenant il est mister Finch, le plus grand hacker de l'histoire et un type qui se prend pysiquement pour Greg House, option torticolis. Finch aime les livres, porte lui aussi toujours un costume (mais pas le même que Reese) et est handicapé. C'est clairement son personnage qui m'a vendu la série. Chaque épisode inclut des flash backs de son passé ou de celui de Reese, et c'est lorsque la vie personnelle de Finch est au centre que l'intérêt est le plus grand. Parce que l'acteur est convaincant, notamment lorsqu'il s'agit de jouer des scènes plus émotionnelles.

    Il y aussi deux détectives de police: une cool et un moche. Et un chien (toujours une bonne idée).

    Des personnes avec un peu d'intérêt

     

    Cette série n'est pas un chef d'oeuvre, mais elle m'a fait passer de très bons moments cet été et m'a même réconciliée avec les épisodes loners intercalés avec la mythologie, qui est une structure qui avait commencé à m'ennuyer. Chaque épisode passe vite, les personnages secondaires (ceux qu'il faudra sauver ou arrêter) sont au mieux attachants, au pire juste transparents, mais jamais pénibles. Quant aux intrigues proprement dit (les classiques: chantage, trafic de drogue, corruption...) elles sont bien ficelées.

    Je veux en apprendre plus sur Finch (à qui on accordera davantage de temps d'antenne j'espère), je voudrais que les intrigues policières et d'espionnage fassent encore plus écho aux tourments intérieurs des personnages et que Jim Caviezel aille chez le dentiste respirer du gaz hilarant. Histoire de se lâcher un peu. Mais les deux nouvelles actrices annoncées (Amy Acker donc et la talentueuse et magnifique Sarah Shahi) ainsi que l'assurance de toujours passer un moment sympa, font que je serai présente pour la saison 3.

    (à condition que Caviezel cesse de tapoter sa joue à 10 centimètres de son oreille pour faire croire qu'il active son oreillette)

    Des personnes avec un peu d'intérêt

    Pan.


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  • Vendredi 5 et samedi 6 juillet s'est déroulée à Paris la 5ème édition de Philoséries, rencontres universitaires pluridisciplinaires sur les séries.

    Je n'ai pas assisté à tout le colloque mais seulement aux deux matinées dont voici les compte-rendus.

    Avertissement: ce billet de blog a valeur informative, vous ne trouverez ici que des résumés des communications passés au crible de ma propre appréciation. J'ai fait de mon mieux pour rendre avec le plus de fidélité possible les intentions de chacun, pour ne pas trahir leurs propos. Ces deux journées sont destinées à être publiées en actes de colloque et en aucun cas je ne prétends me substituer à cette initiative, mais au contraire donner peut-être envie à certains sériephiles de se procurer cet ouvrage à paraître. De plus, cela pourrait permettre de promouvoir un événement qui en a bien besoin (nous étions moins de 20 dans la salle, ce qui est à mettre sans aucun doute au compte du manque de communication autour de ces journées).

    Mes remarques personnelles sont en italique, le choix des images d'illustration est de moi. Tout le reste relève du résumé des analyses proposées par les intervenants.

    Philoséries "The West Wing" - compte-rendu lacunaire (partie 5)

    5) Ophir Levy, Projectiles: quelques suggestions concernant l'usage du plan-séquence

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  • Vendredi 5 et samedi 6 juillet s'est déroulée à Paris la 5ème édition de Philoséries, rencontres universitaires pluridisciplinaires sur les séries.

    Je n'ai pas assisté à tout le colloque mais seulement aux deux matinées dont voici les compte-rendus.

    Avertissement: ce billet de blog a valeur informative, vous ne trouverez ici que des résumés des communications passés au crible de ma propre appréciation. J'ai fait de mon mieux pour rendre avec le plus de fidélité possible les intentions de chacun, pour ne pas trahir leurs propos. Ces deux journées sont destinées à être publiées en actes de colloque et en aucun cas je ne prétends me substituer à cette initiative, mais au contraire donner peut-être envie à certains sériephiles de se procurer cet ouvrage à paraître. De plus, cela pourrait permettre de promouvoir un événement qui en a bien besoin (nous étions moins de 20 dans la salle, ce qui est à mettre sans aucun doute au compte du manque de communication autour de ces journées).

    Mes remarques personnelles sont en italique, le choix des images d'illustration est de moi. Tout le reste relève du résumé des analyses proposées par les intervenants.

    Philoséries "The West Wing" - compte-rendu lacunaire (partie 4)

    4) Perig Pitrou, ‘Délibération et circulation des idées entre l’Aile Ouest et la situation room

    (spoilers sur la saison 3)

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  • Vendredi 5 et samedi 6 juillet s'est déroulée à Paris la 5ème édition de Philoséries, rencontres universitaires pluridisciplinaires sur les séries.

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    Avertissement: ce billet de blog a valeur informative, vous ne trouverez ici que des résumés des communications passés au crible de ma propre appréciation. J'ai fait de mon mieux pour rendre avec le plus de fidélité possible les intentions de chacun, pour ne pas trahir leurs propos. Ces deux journées sont destinées à être publiées en actes de colloque et en aucun cas je ne prétends me substituer à cette initiative, mais au contraire donner peut-être envie à certains sériephiles de se procurer cet ouvrage à paraître. De plus, cela pourrait permettre de promouvoir un événement qui en a bien besoin (nous étions moins de 20 dans la salle, ce qui est à mettre sans aucun doute au compte du manque de communication autour de ces journées).

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    3) Valérie Perez, La parrêsia et les rituels de véridiction dans The West Wing

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