• 23 décembre

    Petit calendrier de l'avent des séries. Un billet par jour, simple image/vidéo ou texte plus long.

    Aujourd'hui, une sélection des épisodes "mythologiques" de House M.D., ceux qui retracent la backstory du personnage ou qui se centrent sur ses déboires et son destin. Un petit guide pour ceux qui auraient envie d'un marathon, sans être obligés de se refarcir les 8 saisons, bien inégales dans la seconde moitié de la série, il faut le reconnaître.

     

    SAISON 1:

    23 décembre

    - Detox (1x11): House fait le pari avec Cuddy d'arrêter la vicodine. Pour la première fois de la série, le spectateur comprend que ce qui pouvait n'apparaître que comme une manie amusante, est en fait une véritable addiction: en manque, le grand médecin est tout aussi pitoyable que le premier toxico venu.

     

     

    23 décembre

     

    - Three Stories (1x21): sur le podium des tout meilleurs épisodes de la série. En plus de nous apprendre comment House a perdu sa jambe et d'expliquer pourquoi Cuddy cède aujourd'hui à tous ses caprices (la culpabilité), cet épisode allie scénario malin et réalisation ingénieuse. Un must de la série.

     

     

    SAISON 2:

    23 décembre- Autopsy (2x02): un épisode en apparence banal mais qui pose intelligemment la question du bonheur et permet de mettre House face à ses contradictions. C'est un des meilleurs exemples de cette écriture si fine des débuts de la série: celle qui sait parfaitement faire résonner un cas médical ordinaire avec une exploration subtile de l'identité émotionnelle des personnages.

     

    23 décembre

     

    - All in (2x17): lors d'un gala/partie de poker organisé par l'hôpital, un patient est admis avec les mêmes symptômes qu'une patiente que House a échoué à soigner 10 ans plus tôt. Cet épisode réussi interroge efficacement l'obsession du puzzle à résoudre qu'est la médecine pour House.

     

     

     

     

     

    23 décembre

     

    - No reason (2x24): l'épisode rêve/hallucinations est un grand classique des séries, et House M.D. ne déroge pas à la règle. Mais quand on plonge dans l'inconscient d'un personnage à l'esprit aussi affuté et brillant que House, le résultat ne peut être qu'épatant. Une écriture toujours aussi solide pour un épisode qui mérite plusieurs revisionnages afin d'en saisir toutes les subtilités.

     

    SAISON 3:

    23 décembre

     

    - Meaning et Cane and Able (3x01-3x02) pour le plaisir de voir un House qui ne souffre pas, une étape importante dans le parcours du personnage. Et parce que ces épisodes posent la question du mythe du malheur qui rendrait plus intelligent et créateur.

     

     

     

    23 décembre- Merry Little Christmas (3x10): un de mes épisodes préférés. House s'occupe d'une enfant atteinte de nanisme, comme sa mère, et bien sûr multiplie les blagues. Mais comme souvent dans la série, les choses ne sont pas telle qu'elles apparaissent. Parallèlement, House hésite à accepter l'ultimatum posé par Tritter (le flic sadique) et essaye de gérer la trahison de Wilson. Drôle, émouvant, intelligent. Rien à redire.

    La saison 3 est riche en très bons épisodes, parmi lesquels: Line in the Sand sur un enfant autiste, le magnifique One Day One Room ou encore Insensitive, Half-Wit ou l'amusant Airborne.

     

    SAISON 4:

    23 décembre

     

    - 97 seconds (4x03): l'épisode s'intéresse à la soif de vérité de House en poussant la logique jusqu'au bout, montrant qu'il place cette recherche de vérité au-dessus de tout, même de sa propre vie.

     

     

    23 décembre- Frozen (4x11): il est bien rare que House se prenne d'affection pour un individu. Et quand ça arrive, il faut que ce soit pour une scientifique en mission en Antarctique qu'il ne voit que par skype. L'occasion pour la scénariste Liz Friedman de poser le problème des sentiments qui brouillent le diagnostique. Et une énième preuve pour House que pour rester un médecin exceptionnel, il doit rester un marginal malheureux.

     

    23 décembre

     

    - House's Head et Wilson's Heart (4x15-16): deux épisodes exceptionnels (la réalisation de Greg Yaitanes est parfaite) pour clore en beauté une saison quasi parfaite. L'intensité ne quitte pas un scénario très bien ficelé et l'émotion vous cloue sur place. Un bijou.

     

     

    SAISON 5:

    23 décembre

     

    - Birthmarks (5x04): on doit à la scénariste Doris Eagan les meilleurs épisodes centrés sur House et Wilson. Celui-ci en fait partie, qui met en scène les deux personnages en road trip forcé pour aller assister à l'enterrement du père de House. Leur amitié commence à se réparer et on apprend comment ils se sont rencontrés, à mesure qu'est exploré plus avant le rapport troublé de House à son père.

     

     

    23 décembre

     

    - House Divided, Under My Skin et Both Sides Now (5x22-23-24): trois épisodes pour accompagner l'irrémédiable dégringolade de House dans la folie. On s'éloigne sans doute de plus en plus du réalisme des débuts de la série, mais l'écriture est maîtrisée et l'émotion au rendez-vous. Avec une interprétation hallucinante (c'est le cas de le dire...) de Hugh Laurie.

     

    Dans cette saison 5, on peut aussi noter le très intéressant The Social Contract avec le trop rare Jay Karnes (Dutch dans The Shield) ainsi que l'épisode concept Locked-In qui nous met dans la tête d'un patient paralysé, et Simple Explanation qui traite du deuil.

     

    SAISON 6:

    23 décembre

    - Broken (6x01-02): magnifique double épisode en quasi huis clos au sein d'un hôpital psychiatrique. On ne lui reprochera que "l'intrigue" un peu facile, c'est qu'il fallait bien un "cas de la semaine" dont on se serait pourtant bien passé. Tout le reste sonne juste émotionnellement parlant, avec deux talentueux guests: Andre Braugher et Franka Potente. Encore une fois, Hugh Laurie est plus que parfait.

     

     

    23 décembre

     

    - Ignorance Is Bliss (6x09): l'un des seuls épisodes de cette saison 6 qui met encore bien en résonnance le malade de la semaine et l'état émotionnel de House, dans la tradition des premières saisons. On y aborde la question du bonheur en rapport avec l'intelligence, un thème central de House M.D.

     

     

    23 décembre- Help me (6x22): "si je comporte bien et que je fais tout bien mais que l'issue est quand même douloureuse voire tragique, à quoi bon continuer?", voilà la question que pose cet épisode qui rappelle les histoires "à l'extérieur" d'Urgences, façon train qui a déraillé ou carambolage. Ici, une grue s'est effondrée sur un immeuble et une jeune femme reste coincée sous les débris. À nouveau se joue une énième réécriture du dilemme de l'amputation, en miroir à la difficile décision prise par Cuddy 15 ans plus tôt. Un bon épisode, qui ne rattrape pas une saison un peu faiblarde.

     

    SAISON 7:

    23 décembre- Now What? (7x01): House, Cuddy, un lit, une baignoire, une bouteille de champagne et des rêves de Mont-Saint-Michel. Ce qui n'aurait pu être que du fan service y échappe de justesse grâce à quelques moments bien écrits (la toute fin notamment) qui sèment le doute sur la viabilité de la relation entre les personnages une fois qu'ils auront réintégré le vrai monde. Cet épisode montre au final une parenthèse enchantée déjà condamnée.

    À partir de là, la suite de la série va devenir beaucoup plus feuilletonnante et les cas médicaux de moins en moins intéressants, de moins en moins métaphoriques des difficultés traversées par les personnages. Ce côté soap-opera qui se développe ainsi que certaines incohérences d'écriture destinées à expliquer (mais bien mal) l'éventuel départ de Lisa Edelstein rendent la série assez fastidieuse et beaucoup moins subtile que ce à quoi elle nous avait habitués.

     

    SAISON 8:

    Avec le départ de Cuddy, les scénaristes ont été forcés de prendre un virage à 180°, passant d'une résolution amoureuse à une résolution amicale. Si le résultat est plutôt satisfaisant (placer la relation Wilson-House au centre) et fidèle à un certain esprit de liberté prôné dans les débuts de la série, la saison est bien trop longue et se perd en épisodes inutiles. Seuls les épisodes 18 à 22 méritent vraiment le détour. Heureusement, la scène finale permet à cette série, passée de magnifique à tristement décevante, de finir en beauté.

    23 décembre

     

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  • Commentaires

    1
    Elvire
    Mardi 23 Décembre 2014 à 22:24

    Merci pour cet article ! Tu as su retirer la "substantielle moelle" de la série avec ce choix d'épisode! J'ai eu tellement de souvenirs et d'émotions en le lisant, surtout sur le Wilson's Heart qui est le seul épisode de série qui m'ait fait pleuré ... La relation entre Wilson et House était jubilatoire et en même temps tellement frustrante ! Une des plus belle bromance des séries (la meilleure après JD et Tuck haha). 

    2
    Mardi 23 Décembre 2014 à 22:32

    Moi aussi, Wilson's heart m'a fait pleurer... une des seules fois où j'ai pleuré devant une série! et à chaque fois que je le revois je suis submergée par l'émotion.

    Wilson et House, c'est la seule relation qui est restée de qualité constante dans la série. Je regrette quand même le gâchis de l'intrigue de Cuddy: même sans les faire finir ensemble, même sans happy end, ils auraient pu et dû faire mieux. Ne serait-ce que par respect pour les premières saisons. La faire sortir ainsi par la petite porte, c'était mesquin.

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