• 15 décembre

    Petit calendrier de l'avent des séries. Un billet par jour, simple image/vidéo ou texte plus long.

    Aujourd'hui, une bafouille sur la formidable, et méconnue en France, The Golden Girls.

    golden girls

    Depuis quelques années, je m'oriente davantage du côté des anciennes séries classiques plutôt que des nouveautés. La course au buzz et l'hyper-médiatisation (pas toujours intéressante) des dernières productions HBO/AMC/Fox et autres ont sur moi l'effet inverse à ce qui est recherché: je me détourne de ce que tout le monde porte aux nues et qui ne semble que si rarement me correspondre. Tout ça pour dire que me mettre à The Golden Girls (Les Craquantes en vf) m'est apparu comme une bonne idée, surtout vu l'enthousiasme de certains twittos sériephiles.

    De 1985 à 1992, Susan Harris (à qui l'on devait l'incroyable et polémique épisode de la sitcom Maude sur l'avortement en 1972, juste avant la légalisation) nous offre avec The Golden Girls une série qui cache une grande impertinence sous des dehors démodés. Dans la même maison de Miami, quatre dames d'âge mûr (même si le look de l'époque les fait paraître 15 ans de plus selon les critères d'auourd'hui) cohabitent et partagent des histoires d'une grande banalité: visite des enfants et des autres membres de la famille, amourettes, amitiés, ex-mari envahissant etc. Sur le papier, les personnages principaux incarnent chacun un stéréotype: Blanche, sûre de ses atouts, cherche l'amour mais surtout l'excitation d'être celle que l'on courtise et que l'on envoie au septième ciel...

    golden girls

    ...Rose, récemment veuve, arrive de sa campagne du Minnesota et brille par sa naïveté et sa compassion, faisant d'elle un personnage qui n'est pas sans rappeler une certaine Phoebe Bouffay...

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    Dorothy, professeur de lettres dans des lycées difficiles, vient tout juste de divorcer après que son mari a décidé de la quitter pour une jeune Hawaïenne à peine majeure...

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    ...enfin, Sophia, la mère de Dorothy, s'installe avec les trois autres suite à l'incendie de sa maison de retraite et pimente les scènes de sa langue impertinente qui ose tout.

    golden girls

    Sur cette base, le risque était grand de faire une série qui sent la naphtaline. Le résultat est tout autre: c'est un vent de fraîcheur qui souffle sur le spectateur. Les actrices sont magistrales et la plus grande qualité de la série réside dans l'efficacité de ses dialogues qui s'enchaînent sur un rythme comique implacable et qui, jouant sur des récurrences, créent un sentiment de familiarité. L'écriture est brillante et n'a d'égal que la délicatesse avec laquelle sont traités certains sujets (de société ou des conflits familiaux). La série ne véhicule pas véritablement de message politique mais son esprit libre et son impertinence en font une respiration joyeuse et fine.

    Le seul problème est sans doute la nausée que risque de vous provoquer le décor... Mais prenez un vogalib et lancez-vous. Vos éclats de rire vous feront vite oublier que vous êtes en train de devenir aveugle face à l'esthétique douteuse.

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