• 13 décembre

    Petit calendrier de l'avent des séries. Un billet par jour, simple image/vidéo ou texte plus long.

    Aujourd'hui, une déclaration d'amour à Dharma & Greg.

    13 décembre

    À la faveur d'un cadeau de Noël aussi inattendu que parfaitement choisi, j'ai eu le plaisir de découvrir en janvier dernier la délicieuse Dharma & Greg, avec laquelle je suis immédiatement tombée en amour.

    Cette sitcom de 1997, on la doit à Chuck Lorre (Dottie Zicklin) qui jusque-là ne m'avait jamais vraiment convaincue. Il faut dire que Two and a half men me donne plutôt envie de vomir et The Big Bang Theory tend, aujourd'hui, à me faire dormir. Mais je suis à présent pleine de reconnaissance vis-à-vis de ce Chuck Lorre qui a créé la pépite qu'est Dharma & Greg. Sans oublier qu'il a eu le bon goût d'être le premier à ENFIN donner sa propre série à Allison Janney (Mom).

    En 1977, un petit garçon et une petite fille se croisent dans le métro de San Francisco, partageant un long regard. Vingt ans plus tard, la scène se répète et ceux qui sont devenus des adultes se reconnaissent. La jeune femme, Dharma, y voit un signe du destin et une chose en entraînant une autre, les deux étrangers se retrouvent mariés 24 heures plus tard. Rapidement, Dharma et Greg découvrent qu'à part leur amour, ils n'ont vraiment rien en commun. Si lui est un avocat un peu coincé issu d'une famille aux moeurs encore plus raides, elle est un esprit libre, professeur de yoga, croyant aux esprits, végétarienne et d'une compassion sans égal. Sur cette base hautement improbable, la série met en scène des situations plutôt réalistes qui sont autant de leçons de vie et de bonheur.

    13 décembre

    Car outre les immenses éclats de rire qu'elle provoque, Dharma & Greg a l'intelligence de jouer sur la partition du bonheur et de la joie sans jamais verser dans les bons sentiments. Le romantisme n'y est jamais niais et l'amour (pas seulement au sein du couple) qui se dégage de la série donne sourire et chaleur. Ainsi que l'impression que la vie peut être facile et excitante, qu'il suffit de changer le regard que l'on porte sur le monde et de suivre la voie tracée par Dharma.

    Dharma et Greg partagent l'écran avec leurs parents, encore plus radicalement opposés que ne le sont les jeunes mariés. Ainsi, la famille de Greg, Kitty et Edward Montgomery, ferait presque passer Emily et Richard Gilmore pour des soixante-huitards laxistes. Quant aux parents de Dharma, Abby et Larry Finkelstein, ils poussent la marginalité jusqu'à la paranoïa, n'ayant jamais scolarisé leur fille, refusant de s'inscrire à la sécurité sociale, n'acceptant que les lois de la nature et de l'humanisme. Les Montgomery et les Finkelstein font partie intégrante des intrigues de la série et sont aussi présents dans les épisodes que leurs enfants. Les parents de Greg ont sans doute les intrigues les plus intéressantes, montrant les difficultés d'un couple qui a remplacé l'amour par la routine et les apparences sociales.

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    Les seuls bémols concernent les personnages de Pete et Jane, meilleurs amis de Greg et Dharma, et les dernières saisons qui ont tendance à s'enfermer dans un schéma très répétitif: Dharma découvre une nouvelle passion, Dharma devient accro. Alors qu'au contraire, les débuts de la série réussissent brillamment à ne jamais faire de Dharma une freak. Ceci étant dit, la première saison est une réussite totale et toute la série mérite d'être regardée.

    Pour résumer, Dharma & Greg c'est du bonheur en barre, porté par des acteurs parfaits et parfaitement à l'aise dès le pilot. Jenna Elfman est absolument lumineuse et Thomas Gibson apporte la dose idéale de douceur en incarnant peut-être le seul personnage "normal" de la série, sans jamais être fade, crispant ou caricatural. Quant aux acteurs qui interprètent les parents, ils sont d'une solidité comique impeccable.

    Plus tard, quand je serai grande, je veux être comme Dharma.

    13 décembre

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  • Commentaires

    1
    Samedi 13 Décembre 2014 à 22:31

    Je crois bien qu'un jour je regarderais (quand j'aurais fini Cheers et 3rd Rock From The Sun, dans 100 ans donc). D'abord parce que je suis toujours indulgent avec les sitcoms des 90's. Ensuite parce qu'il paraît que mon ami Bob Dylan y livre, dans un épisode où il apparaît en guest-star, l'une des performances les plus improbables de sa carrière (et il y en a un paquet). 

    Chouette article donc, je note ça dans un coin de ma tête. 

    2
    Dimanche 14 Décembre 2014 à 22:20

    Oui, on voit en effet Bob Dylan! Malheureusement à un moment où la série commence un peu à décliner... Mais l'esprit colle bien à la série et de mémoire je crois qu'il joue assez longtemps pour un caméo.

    Il y aussi Pat Benatar et d'autres musiciens des années 80 et 90...

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